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Le Stage Arthur Piroton 2003

Par Robert Herzog - Dernière modification 23/03/2008 19:20

Le stage Arthur Piroton comme il s'est déroulé en 2003. Texte par Jean-François Lecocq.

STAGE D'AEROMODELISME POUR JEUNES ANTHISNES - ETE 2003

Photo de groupe lors du stage 2003

Ce stage est décidément celui des expérimentations! Commencé en l'an 2000 avec le nouveau millénaire, chaque année voit la construction de planeurs de vol libre différents :

  • En 2.000, ce fut le Décam, un léger petit planeur d'un mètre d'envergure, constitué de seulement 10 bouts de balsa et pourvu d'une aile "Jedelsky". Il vole très bien.
  • En 2.001, pour gagner du temps, nous décidâmes de nous en remettre à des boîtes de construction. Pour les plus jeunes, ce fut le Gégé, avec un fuselage quasi terminé et une petite aile en structure. Pour les plus grands et les "doublants", ce fut le Carioca, avec un fuselage très simple mais avec une aile en structure de 1,14 mètre d'envergure qui nous a causé bien des soucis par sa tendance permanente au vrillage et son extrême fragilité. En définitive, cette formule prenait beaucoup plus de temps!
  • En 2002, nous nous sommes carrément lancés dans la mise au point de deux planeurs en dépron. Pour les plus jeunes, ce fut le Petipif avec une aile d'un mètre d'envergure et pour les autres, ce fut le Gropif avec une aile de 1,60 mètre d'envergure et qui peut facilement être équipé par la suite d'une radio-commande, voire même d'une petite motorisation électrique. La formule est économique et ils ont tous deux de trés bonnes qualités de vol, mais le temps de construction est encore trop long, ces planeurs gagneraient à être simplifés.
  • En 2003, n'ayant pas de temps pour simplifier la formule des Pifs, nous décidons de revenir aux boîtes de construction. C'est ainsi que cette année nous essayons, pour les plus jeunes, le petit Uhu avec une aile de 1,08 mètre d'envergure et pour les autres, le grand Uhu avec une aile de 1,53 mètre d'envergure et qui peut, comme le Gropif, recevoir ultérieurement, une radio-commande ainsi qu'une petite motorisation électrique. Ces deux planeurs sont pourvus d'une aile "Jedelsky", comme le "Décam" de la première année.

Comme l'année passée, le stage est complet - et même plus(!) - en 15 jours de temps. Dès la fin juin, nous savons donc à peu près, comment va se faire la répartition des deux groupes et donc des boîtes de construction des petits et des grands Uhu. Prévu au départ pour 16 jeunes, c'est finalement 24 jeunes (4 filles et 20 garçons) qu'il fallu "gérer" pendant la semaine du stage. Cela demande une bonne organisation.

Heureusement, notre équipe de monitrices et moniteurs, tous bénévoles, était aussi nombreuse que l'année passée et le grand local communal fut organisé d'une façon très rationnelle entre les groupes et les activités. Nous avons pu bénéficier cette année d'un deuxième simulateur qui fut vraiment bienvenu. Les deux simulateurs étaient idéalement placés dans une pièce à part.

Le beau temps était encore avec nous cette année et certaines après-midis furent consacrées au pilotage en double-commande. Malheureusement, d'une part, les temps de construction demeurent toujours trop longs et, d'autres part, nous manquions de disponibilités dans les double-commandes.

Cependant durant le stage, 4 participants se sont vus offrir par leurs parents un équipement complet de radio-commande pour leur grand Uhu. Comme tous les stagiaires reçoivent la licence de l'AAM durant le stage, ils vont pouvoir revenir au terrain pour s'entraîner au pilotage de leur propre planeur.

Le samedi est traditionnellement réservé au CHALLENGE ARTHUR PIROTON. Arthur Piroton était, de son vivant, membre de notre bon vieux club (Club Royal Petite Aviation Liégeoise à Anthisnes), il était aussi l'auteur de nombreuses bandes dessinées aéromodélistes parues dans le journal de Spirou dont notamment la série des aventures de "Michel et Thierry" qui ont habité l'imaginaire de pas mal d'enfants.

Ce challenge est pour nous une façon de célébrer l'esprit que nous voulons faire passer à travers ce stage de jeunes. Un vol réussi est le fruit de tout un cheminement. Nous sommes ici à une ECOLE DE VERITE qui exige un travail de construction précis, soigné et complet. Ensuite une mise au point minutieuse : règlage du centre de gravité, des volets de dérive et de profondeur, etc... Impossible de tricher, si un seul élément est négligé : patatras... c'est le crash.

Nous sommes aussi à une ECOLE DE COOPERATION AVEC LA NATURE. En effet, nous jouons autant AVEC elle, qu'elle AVEC nous. L'air porte notre planeur dans l'espace mais le vent peut le souffler bien loin et le soleil, s'il peut provoquer de belles ascendances, celles-ci peuvent aussi pomper notre bel ouvrage hors de vue... Celui qui veut jouer tout seul est ici vite mis au tapis! La nature lui donne sa place dans la mesure où il la respecte. Alors, en harmonie et en coopération avec elle, son oeuvre glisse silencieusement dans le paysage qui l'entoure, exprimant son rêve d'une vie qui s'étend à la mesure de l'espace.

Le Challenge Arthur Piroton est l'occasion pour le jeune, d'expérimenter cette découverte, tout en mettant l'accent sur un troisième aspect tout aussi essentiel : celui de la COOPERATION AVEC LES AUTRES. Car ici point de compétition, le challenge n'est pas de dominer les autres ou d'être dominé par eux, mais bien de se surpasser soi-même dans une double coopération, non seulement AVEC la nature mais aussi AVEC les autres.

Ici nul n'est exclu, même le plus petit score augmente le résultat final et la coopération des uns et des autres concourt à la synergie de l'ensemble. Chacun est amené à donner le meilleur de lui-même, à dépasser ses résultats précédents, chaque gain fait progresser le groupe. Les observations et les conseils des uns et des autres enrichissent l'expérience de tous.

Vers 14 heures, le challenge s'ouvre par les lancers de fusées à eau construites par les plus jeunes. L'expérience de l'année passée nous a fait adopter la bouteille de Bru comme étant la plus pratique : 3 cerfs en relief à 120° l'un de l'autre, nous indiquent de leurs pattes avant, la place idéale pour le positionnement correct des 3 ailettes... le pied!

Beaucoup sont étonnés par les hauteurs atteintes par ces petits engins tout à fait écologiques : ils sont constitués de bouteilles d'eau recyclées, leur combustible est un mélange d'air et d'eau et ils ne dégagent aucune pollution. Attention cependant, quand la fusée retombe, sa vitesse est loin d'être négligeable... le public doit être maintenu à l'écart, il y a lieu d'être vigilant.

Puis, c'est la remise des T-shirts du challenge aux participants. Ils sont malheureusement exactement les mêmes que ceux de l'année passée! Mais c'est un cadeau de l'AAM et c'est revêtus de celui-ci que tous se présentent pour la photo du groupe.

Le jeu suivant est le LANCER DE PRECISION : en trois manches cumulées, les jeunes, conseillés par un moniteur, essayent à tour de rôle d'atteindre la cible. Facile apparemment, mais le vent est fort et s'amuse à dévier par ci, par là, les planeurs. Ce jeu suscite bien des rires et des applaudissements, une des participantes arrive à toucher la cible à chaque coup et les "petits" augmentent le score final de 33%.

Ce vent va nous obliger à adapter sur le champs les règles du jeu de la DUREE. Point de corde cette fois, les lancers sont tout simplement effectués à la main depuis la même ligne de départ que les lancers de précision. La peur de perdre son beau planeur refroidit les ardeurs de certains, tandis que d'autres se risquent à amorcer une belle prise au vent, ce qui permet, en fin de troisième manche, un superbe vol en direction de la petite vallée proche, mais le planeur est vite retrouvé et le score final est ainsi copieusement relevé.

Ouf, malgré le vent, tous le monde a son planeur. C'est le moment de la remise officielle des diplômes par Jean-Pierre, notre président, et par Evelyne et Yves, de l'AAM.

Vient alors la présentation des Uhu radiocommandés, soit lancés au fil par le crochet, soit portés par avions électrique ou thermique. Quoiqu'un peu lourds, ces grands Uhu volent d'une façon très stable, rassurante pour un débutant dans la version "planeur". La version avec le col de cygne "moteur" fait 915 grammes au minimum, mais on peut l'alléger en remplaçant l'aile de l'Uhu par celle du Gropif de l'année passée, on gagne ainsi 94 grammes. Ce n'est pas négligeable, car la place manque pour mettre une grande hélice, et donc un réducteur, de même pour l'accu, où on est limité à 6 éléments.

La fête se prolonge par des démonstrations de lancer-main SAL, de vol 3D en "Diablotin" par Dominique Piroton (oui, c'est un fils d'Arthur), des ailes volantes "Zagi", etc...

Des jeunes nous demandent déjà comment s'inscrire pour l'année prochaine... "Ben, j'sais pas mon gars, prends toujours cette double-commande si tu veux ?" Ils n'en auront donc jamais assez!

Jean-François Lecocq

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